"Souvenirs d’une enfance créole" : Baba cool devenu philosophe, Alain, le petit dernier des trois loustics

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"Souvenirs d'une enfance créole" : Baba cool devenu philosophe, (...)
Qu’est-ce qu’il aura pu nous faire chier, ce p’tit con !

Il voulait toujours se mêler de nos jeux de "grands marmailles" bien que haut comme trois pommes. Ben oui : il est arrivé le 2 mars 1954, soit 5 et 6 ans plus tard. Le droit d’aînesse n’existant plus, Michel et moi avions inventé de toutes pièces un fumeux "droit au respect" dû à l’antériorité de notre arrivée dans ce monde de brutes. Mais notre benjamin ne l’a jamais entendu de cette oreille.

"Ik et Zune"

Mais comment vouliez-vous qu’on l’autorisât à venir avec ses « grands frères » lorsque nous allions, à l’âge de 12 ans, lutiner Liliane, Huguette et autres Maryline ?

Il insistait, le petit bougre. Allant jusqu’à nous suivre en catimini pour assister à des jeux auxquels il ne comprenait rien. Et nous guère plus. Ce qui fait que bien souvent, en fonction de ce droit au respect n’existant dans aucun Code civil, nous fûmes contraints et forcés de le corriger plus souvent qu’à son tour, faut bien le reconnaître.

Comme me disait Michel il n’y a guère : "On ne l’a peut-être pas assez corrigé, après tout ?"

Ce qui s’est passé, en revanche, c’est que Justy, elle (notre mère), nous a corrigés d’importance parce qu’à chaque fois, il allait se plaindre en pleurant d’abondance.

"Qu’est-ce qui t’arrive, mon chéri ?"Mais elle connaissait l’invariable réponse :
"Ik et Zune la tape à moin".
"Ik et Zune" :"Michel et Jules", parmi les premiers mots qu’il réussit à massacrer lorsque lui vint l’usage des mots. Un usage dont il a plus que largement fait son profit par la suite, ainsi qu’on le verra. N’ayant pas trop bien assimilé nos prénoms, il nous appelait ainsi, prétexte à de folles rages de notre part, et à de nouvelles "rectifications" pédagogiques sur ses endosses. Un miracle qu’il nous aime toujours autant après ces traitements de faveur.

Parce qu’il y a quand même une chose que je dois vous dire : même si nous étions rosses assez souvent envers le petit dernier, même si les deux plus grands, entre eux-mêmes, se flanquaient assez souvent de mémorables peignées, pour une cerise-Brésil, une poignée de pistaches, un dessin de Tarzan dans un chewing-gum Malabar, un vieux révolver rouillé retrouvé au fond du vivier, la dernière grappe de muscat de la treille à La Rivière, il y eut toujours un amour sans faille entre les trois frangins Bénard.

"Lu lé mort ?"

Le tout premier souvenir que j’ai de mon "petit" frère date très exactement du jour de sa naissance, le 2 mars 1954. Oui, je sais, vous allez me dire que c’est suspect, une telle mémoire, "qu’il attige, le vieux". Ben non, les amis. Ma mémoire ne cesse de me jouer de bons tours ; je n’invente rien. C’est pas vous qui allez vous en plaindre, non ?

C’était assez tôt ce matin-là, et la célèbre "madame Adéone", sage-femme ayant mis au monde une bonne part du grand Sud entre Étang-Salé, Le Gol, La Rivière, Les Makes, Saint-Louis et le Serré, venait de m’arracher des mains mon attestation de petite communion. Elle en avait fait un cornet façon Ah-Ton, y avait mis une poignée de minuscules graines noires et, par la pointe du cornet, les avait fait glisser dans le nombril du nouveau-venu.

Ce dernier roupillait du sommeil de l’encore-juste et on ne sait ce qui prit à Michel. Il s’affala sur le torse de Justy, pleurant à chaudes larmes, demandant entre deux sanglots :

"Akoz ses yeux lé fermés ? Alain lé mort ?"

Tous éclatèrent de rire, compatissant peu à cet accès de tendresse fraternelle. Madame Adéone lui donna in’ ti-bonbon Loriot, ce qui eut pour effet de stopper aussi sec cet immense chagrin.

Dans ses toutes premières années, notre frérot a été plutôt faiblard. Ce qui l’a désigné pour attraper non seulement les affections habituelles des mômes, rougeole etc. Mais d’autres, plus rares, comme la fièvre jaune, la scarlatine. Le toubib de famille, le docteur Edwards, conseilla à Justy de le mettre dans un meilleur climat. C’est ainsi qu’Alain resta deux à trois ans aux soins attentifs de nos deux Vieux, Anéa et Justinien, à Saint-Joseph.

Coincé sous un éboulis

Si les maladies, par la suite, l’épargnèrent plutôt (mais pas tout-à-fait), les ennuis, eux, ne l’entendirent pas ainsi.

Un jour qu’avec son pote Jean-François il était en promenade dans le fond de la rivière du Bras-de-Cilaos, en-dessous de la cascade, ils se firent surprendre par un éboulis monstrueux. Il n’y en a que très peu par là ; elle fut pour lui et J.-F.

Ils eurent à peine le temps de se réfugier sous le surplomb d’un gros rocher. Si Alain s’en tira sans dommage autre que de gros hématomes, Jean-François fut atteint par de grosses pierres sous lesquelles il resta bloqué. Il saignait abondamment. Alain ne perdit pas son sang-froid et fit ce qu’il put pour dégager un peu son ami de son linceul de pierres, en fonction de ses jeunes forces. Jean-François ne donnait plus signe de vie. Comprenant vite qu’il ne pouvait pas grand-chose, il s’en alla au pas de course, escalada les roches limoneuses de la rivière au risque de se rompre les os et, à toute vitesse, s’en alla donner l’alerte au village.
Jean-François fut sauvé de justesse. Il est aujourd’hui un des agents les plus efficaces de la protection de la Nature à La Réunion.

Des cigarettes (!) contre un asthme dévastateur

Notre frère n’en avait pas fini avec les ennuis de toute sorte. Très jeune, il fut atteint d’asthme permanent et sévère. L’anecdote suivante, que j’aurais préféré ne pas vivre, se passa bien des années plus tard quand j’étais étudiant en Droit. J’habitais alors un appartement à la Tour-du-Bois-de-Nèfles, non loin de la Sécurité sociale à Saint-Denis.

En même temps qu’étudiant, j’étais pion au service des absences, sous les ordres du surveillant général Savin, au vieux lycée de la rue Jean-Chatel. Mon service terminé, sur le coup de midi, je rentrai chez moi sur la Vespa de Zalan. D’en bas au parking, j’entendis un râle épouvantable et, pour aller plus vite que l’ascenseur poussif, escaladai quatre-à-quatre les marches jusqu’au deuxième étage. Je savais de quoi il retournait : j’avais déjà entendu Alain s’étouffer.

Il était chez moi, effectivement. Faut dire qu’en ces époques bénies, je ne fermais jamais mon entrée à clef. Même lorsque j’allais passer trois jours de week end chez Justy, à La Rivière, je laissais ma porte non cadenassée. Afin que les potes, Jean-Paul Lassays, Joël Dupont, Philippe Rivière, Philippe Oribert and so on… puissent en profiter. Voyez c’que j’veux dire. Quand je rentrais, il ne manquait pas une allumette et les draps avaient été changés. Si ! il manquait parfois du whisky à ma réserve mais on me le rendait très vite.

Poussant à toute volée la porte d’entrée, je fus surpris par de la fumée et une odeur de tabac. Alain fumait. Malgré son asthme, il fumait. Je l’engueulai très vite… trop vite.

Assis sur mon lit, quelque chose d’informe et de fumant aux doigts, il put à peine me dire :

"C’est pas du tabac. C’est une cigarette contre l’asthme !"

Une de ces saloperies sans nom, vendues en pharmacie pourtant, et qu’un de ses potes lui avait donnée. Je l’entendis à peine me dire qu’il n’avait plus de son médicament habituel. L’aérosol était bien là, mais vide.

Je lui dis d’essayer de tenir le coup, le temps d’aller lui en chercher un autre en pharmacie. Problème, il était midi et les pharmacies étaient fermées. J’enfourchai la Vespa et, la douleur à l’âme, lui fit rendre ses tripes dans les rues de Saint-Denis, pour finir par trouver une officine ouverte, angle des rues Jean-Chatel et Pasteur.

Si tu savais, toi l’apothicaire, comme je te bénis encore aujourd’hui ! Sans toi, mon petit frère serait parti.

Je m’engouffrai dans la pharmacie et expliquai au praticien de quoi il retournait, lui promettant de lui rapporter une ordonnance en bonne et due forme aussitôt que possible. Ma mine épouvantée et épouvantable dut emporter sa confiance ; il me remit l’aérosol salvateur sans attendre. Je repartis à toute vitesse, sifflé au moins deux fois par des patrouilles de flics à pied auxquels je n’accordai qu’une attention méprisante.

Alain était réellement au bout du rouleau mais le médoc lui rendit aussitôt de belles couleurs.

Le lendemain matin, on alla prendre une ordonnance chez je ne sais plus qui et la remîmes au pharmacien. Ensuite de quoi, nous allâmes au commissariat de la rue Jean-Chatel où je présentai mes excuses pour mon attitude cavalière de la veille.

Marrant, le policier qui nous reçut était un ami, Lamolly :

"C’est moi qui t’ai sifflé hier, grand couillon. Je t’avais reconnu, tu sais".

Lamolly nous laissa repartir sans autre forme de procès, même pas verbal !

"Il en fout pas une !"

Alain a eu, comme nous, la chance d’avoir été initié (vigoureusement) aux choses de la Culture par nos deux Vieux et par Justy. Toutes les bases essentielles que Michel a acquises, que j’ai acquises, il les possède au même titre que nous. Aujourd’hui encore, quand il m’envoie un message, ce n’est jamais écrit en langue texto, autrement dit la langue des babouins. Il écrit un français parfait, comme Michel, c’est une question de respect pour celui qui reçoit le message, en même temps qu’un immense respect pour la langue française qui nous a faits ce que nous sommes.

Mi rassure à zot tout-de-suite, quand i fo koz créole, lu lé capabe batte son "Madoré" comme nout’ toutes !

Il a donc eu une scolarité primaire des plus convaincantes, Justy étant là pour veiller au grain. Mais quand il se retrouva au vieux lycée, les ailes libres, loin du regard foudroyant de notre mère, ce fut une autre paire de manches.

Il intégra le pensionnat en 6è alors que Michel et moi étions vers la 1ère/terminale, in zaffair comm’ ça. Je me retrouvai en lui car comme moi, les études ne l’intéressaient pas du tout. Mais si moi, je me faisais une raison et utilisais les heures de prison (l’internat) pour apprendre (après tout, tant qu’à être là, autant en tirer le meilleur !), lui en fit de moins en moins.

Aidé par une intelligence très vive et une mémoire du tonnerre, il s’en sortit quand même mais je me souviens d’une discussion avec Jacques Lougnon, qui m’avait attrapé par la manche, un jour, devant les cuisines du lycée, et me dit avec son accent chuintant :

"Ch’est à propos de ton petit frère…
Ça ne va pas, je sais…
Non !
Il va redoubler ?
Ben je pense que ch’est cha. Il a une bonne mémoire, il retient tout ce qu’il veut, il est intelligent mais j’il en fout pas une !"

"Les haricots sont cuits"

Ti-pas ti-pas, en dépit d’un ou deux redoublements, servi par ses remarquables qualités naturelles, Alain alla "presque" au bout de ses études secondaires. Lorsque je quittai La Réunion pour Nice en 1969, il s’embarqua pour Madagascar avec Justy, promue directrice de l’ensemble scolaire français de la Sakay. Comme il n’y avait pas de lycée en pleine brousse des Hauts-Plateaux, il fut placé à l’ESCA, lycée de très haut niveau à Tananarive, tenu par des frères canadiens. Avec une discipline loin de toute charité chrétienne mais une pédagogie efficace car assez musclée. Un truc à redresser les échines les plus tordues.

Lors de ses vacances, il lui arriva de remplacer un instituteur malade au pied-levé, ce qui donne une idée de l’étendue de ses capacités innées, à ce bougre de pas-si-paresseux-que-ça ! Parce que s’adapter à ce métier de dingue qu’est celui d’instituteur, un matin après le café (délicieux, le café malgache, supérieur même !), sans y être préparé, je vous fiche mon billet qu’il faut être doué. Il l’était.
Un an plus tard, je le retrouvai avec plaisir à chaque période de vacances qui le ramenait au pays, notre chère Sakay.

À l’ESCA, il n’apprenait pas que les subtilités du De Bello Gallico. Avec quelques copains aussi mutins que lui, notamment Bernard Gobert, une pièce de théâtre comique avait été montée. Elle s’intitulait "Les haricots sont cuits"et ils avaient eu la bonne idée de venir en donner trois représentations à la Sakay, dans la grande salle de réunions de la SPAS (société professionnelle et agricole de la Sakay).
Ils étaient si investis dans leur jeu que Bernard ne se rendit compte qu’après coup que là où il devait taper fort du talon… Alain avait placé une cuvette que tous ces farceurs avaient joyeusement compissée ! Quand je vous dis que les joies de l’esprit sont quand même les plus belles…

Un lac bourré de crocodiles !

Alain a toujours su chanter et il aime ça. Son coup de guitare était approximatif mais sa voix très bien placée. Et pour la prestance, il ne craignait personne ! Quand il venait à Babetville, il intégrait donc naturellement mon orchestre, composé avec des élèves malgaches et créoles, Les Sphinx. Avec "L’Amérique" ou "Cécilia" de Dassin, il mettait tout le monde sur la piste du samedi soir. Gobert, lui, c’était plutôt les Stones, Otis Redding, James Brown ou Léonard Cohen.
Mon petit frère n’a jamais manqué de courage. Un jour, nous étions partis en chasse aux sarcelles sur le lac Loukoutahy, totalement entouré de papyrus (les zouzoury), épouvantable nid à crocodiles. Nous étions quatre, Alain, Michel Saadi, Sabot le prof de maths, et moi ; dans une barquette à fond plat prévue pour deux. Arriva ce qui devait arriver, un faux mouvement de Saadi le pilote et nous nous retrouvâmes à la baille.

La barque coula à pic et je sentais déjà les mâchoires des sauriens claquer autour des jambes de l’Archer de Bourdelle… les miennes. Sabot dégotta une grosse masse d’herbes flottantes sur laquelle il s’installa, les bras croisés autour de son fusil, s’enfonçant lentement comme le magot cher à Achille Talon. Il consentit à nager quand l’eau boueuse lui atteignit les lèvres. Le beau teint brun de Pied-Noir de mon ami Saadi avait viré au cireux. Je n’avais jamais eu aussi peur de ma vie et mon rictus ne devait pas être beau à voir.
Ben Alain a été le seul à ne pas perdre les pédales.

"Bon, Jules, on va la chercher !"

Alain avait naturellement pris les choses en mains. Je ne discutai pas la décision de mon "petit" frère et piquai une tête en même temps que lui. La pirogue était à quatre mètres au fond d’une eau plus boueuse que celle de Bel-Air. Nous la retournâmes sous l’eau et la remontâmes en surface où nous la secouâmes en tous sens pour la vider, pendant que Saadi et Sabot agitaient leurs flingues pour le cas où… Précaution dérisoire : un crocodile sous l’eau, ça ne se voit ni ne s’entend.

Je crois bien que ce jour-là, nous avons dû d’avoir la vie sauve à Alain.

Aucun diplôme mais le génie des affaires

En 1972, après les révoltes étudiantes de Tananarive, au grand dam des Mairylyn et autres Josette follement éprises de ce séducteur-né, Justy envoya Alain achever ses études secondaires à Marseille, où il tomba amoureux de la belle Évelyne mais se désintéressa encore plus de ses études. Pour se faire un peu d’argent de poche, il commença alors à travailler en qualité de gardien de nuit dans la station-service de celui qui allait devenir son beau-père, l’extraordinaire bonhomme qu’était Joseph Muscat, le sosie parfait de l’acteur Marcel Bozuffi.

Il épousa son Évelyne en 1975 et ils revinrent à La Réunion la même année, où mon frangin, pas bégueule, accepta une place de simple caissier à la BNCI de la rue Juliette-Dodu. Son absence totale de diplômes lui interdisait de briguer tout autre poste.

Et là, ce mec sans BEPC, sans BE, sans BAC, allait donner toute sa mesure. Après être devenu chargé de comptes, il ne put grimper plus haut en raison de son manque de diplômes. La belle affaire ! Démissionnant de la BNCI, il se fait embaucher à la Chambre des Métiers où il côtoie un temps Ibrahim Dindar (il côtoie seulement, ai-je dit).

Il trouve le temps de venir me rendre une petite visite à Mayotte, m’apportant des tas de produits chinois pour mon restaurant "Le Baobab" de Mamoutzou.

Par je-ne-sais quelle combine, Évelyne et lui font l’acquisition d’un appartement au bas des Rampes-Ozoux à Saint-Denis. Ils le revendent avec une jolie "culbute" trois mois plus tard et quittent alors La Réunion. Nous sommes en 1987.

Avec une prescience d’une redoutable justesse, ils rachètent à Menton une agence des assurances AGF en faillite, sont acceptés en formation à Paris six mois durant et remettent leur agence sur pieds en moins d’un an mais en bossant comme des mules. Reconnaissons que la présence d’Evelyne est pour beaucoup dans leur réussite. Faut dire qu’une Marseillaise mâtinée de Sicilienne et d’Africaine-du-Nord, ça a de la volonté et un sens du boulot qui, personnellement, m’effraie un peu.

Menton étant la ville la plus bordée de nouilles en France, ils assurent les Rolls et villas des émirs du pétrole.

"Mon client le plus pauvre, c’est Raymond Barre", m’a-t-il confié un jour. Ce qui explique qu’ils aient tout revendu avant que ne sonne l’heure de la retraite :

"Tant qu’on peut encore en profiter… "

Ils goûtent un repos plus que mérité en Thaïlande. Où ils passent leur temps à causer philo avec les moines bouddhistes et déguster une cuisine sans pareille où la citronnelle et la cacahuète écrasée ont une place de choix.

Mais je tiens à préciser que la recette thaïlandaise du porc au caramel, c’est moi-même, tout seul, et personnellement , qui l’ai refilée à Évelyne. Ah mais !

J’attendais d’avoir parlé d’Alain pour rendre l’hommage que je dois à mes deux belles-soeurs, Dominique, parfaite épouse de général, et Évelyne, qui cuisine les bricks-à-l’oeuf comme pas deux et bosse comme plus que quatre. Deux épouses merveilleuses grâce auxquelles mes frangins ont eu la vie épanouie qu’ils méritaient ; et moi deux frangins que j’aime, heureux ; et quatre neveux, Éric et Nicolas d’un côté, Olivier et Stéphane de l’autre, des gars formidables à qui je souhaite de tout coeur de se réaliser comme deux des personnes que j’aime le plus au monde, mes frères.
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