Rodéos sauvages au Port : Le maire interdit la circulation sur l’axe utilisé par les pousseurs

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Rodéos sauvages au Port : Le maire interdit la circulation sur l'axe (...)
Suite au tragique accident de moto survenu dimanche dernier, qui laisse un jeune homme entre la vie et la mort, le maire du Port Olivier Hoarau a signé un arrêté d'interdiction de circulation sur l'avenue de la Commune de Paris dimanche prochain. La situation est devenue intolérable les week-ends au Port, car les rodéos sauvages de motos se multiplient, avec leur lot de dangerosité et de nuisances sonores. Dimanche dernier, le rodéo a tourné au drame, un jeune Palmiplainois se trouve entre la vie et la mort, dans un coma à l'issue incertaine.

Depuis septembre, les rodéos se sont déplacés, sans qu'on en connaisse les raisons, du front de mer du Port, boulevard Tamatave, au centre-ville, sur l'avenue de la Commune de Paris, dans le quartier Titan. En plein centre-ville, les dimanches, les riverains sont assaillis par des hordes de motards venus faire pétarader leurs engins, mettant en danger leur vie, mais surtout celle d'enfants qui parfois jouent sur les terre-pleins centraux végétalisés.

Olivier Hoarau estime que cette recrudescence du phénomène rodéos est en partie la conséquence de l'impossibilité de les pratiquer au Chaudron, depuis les derniers évènements, ayant conduit à un drainage de population de Saint-Denis vers Le Port. "Ils mettent des motos dans des camions, puis viennent au Port faire leurs rodéos", explique Olivier Hoarau. "Ce n'est pas au Port qu'ils viendront se comporter comme des voyoux, ils n'ont pas intérêt à venir dimanche prochain, les contrevenants auront affaire à la justice", prévient-il, passablement agacé.

"La ville du Port a besoin de tranquillité", poursuit-il, une tranquillité qui s'installe pourtant, puisque les chiffres de la délinquance sont en forte baisse, les vols avec violence sont passés de 7 à 0 entre 2016 et 2017. Le maire n'est cependant pas fermé à la discussion avec les organisateurs de courses de motos, mais n'envisage pas la construction d'une piste dédiée, face au constat d'échec de l'ouverture du circuit de la Jamaïque aux "pousseurs" du dimanche où les motards "ne se rendent pas, ou peu" .

Une mesure d'urgence que cet arrêté municipal, qui peut avoir vocation à être reconduit si efficace, en complément du travail de terrain des élus, établissant le dialogue avec les jeunes et leurs familles afin d'enrayer le problème. Le maire a assuré la famille du jeune accidenté de son soutien dans ces instants douloureux.

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