Restos de plage : "Nous sommes les victimes" de ce dossier

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Restos de plage : "Nous sommes les victimes" de ce dossier
Une prise de parole rare. Àla veille d'un important délibérédans l'épineux dossier des restaurants de plage, et deux jours avant le "pique-nique partage" organisé par l’Union des Réunionnais en colère, les représentants de quatre établissements (Le CocoBeach, Loca Plage, Mireva et la Bobine) ont tenu ce jeudi matin une conférence de presse pour affirmer leur "légitimité".

Dès demain, les gérants seront fixés quant àla requalification des AOT de certains restaurants en baux commerciaux. Compétence contestée par la mairie et la préfecture, lui préférant le tribunal administratif. "Ce sonteux qui font ralentir le dossier", reprochent à ce sujet les restaurateurs. "On veut que la justice reconnaisse notre bail, partant de là, soit nous serons maintenus dans notre droit à exploiter les restaurants, soit les pouvoirs publicscontinuerontà nous faire démonter, mais il faudra des indemnités de départ", indique Nicolas Preaux, responsable communication du Coco Beach.

"Faux-prétexte" et "manipulation"

Après cette étape viendra celle du pique-nique. Le dernier (à l'appel du KURR) avait connu des dérapages. "On subit la calomnie, la désinformation, de la mauvaise publicité, des dégâts matériels, des menaces et des violences", s'indigne d'ailleurs Laurent Hamon, le gérant de la Bobine. "Et après on veut nous faire passer pour des agresseurs. Ce n'est pas nous qui conduisons le dossier, c'est la Deal, la sous-préfecture et la mairie de Saint-Paul. Il y a avait un projet de recul, mais qui n'a jamais abouti, et ce n'est pas notre faute. On est les victimes de tout ça".

"On est là pour travailler dans la tranquillité", poursuit Morgan Mnemonide le gérant de Loca plage. Pour lui, dire qu'il n'y a plus de place pour le pique-nique n'est qu'"un faux-prétexte". "On peut accueillir 10.000 personnes au nouvel an", met-il en avant, dénonçant des manipulations politiques. "Quand on est dans le militantisme, c'est toute la vie, pas seulement deux ans avant les élections", indique-t-il, à destination de Karl Bellon. Et d'ajouter : "On se défendra !".

"Mais toujours sur le terrain du droit. Il n'est pas question d'entrer dans l'agressivité verbale ou physique", tiennent à préciser les restaurateurs."Et en général, sur le terrain du droit, on gagne", conclut Laurent Hamon.Réponse demain pour la question de la compétence du tribunal.

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