[Pierrot Dupuy] La Justice s’intéresse enfin aux emplois fictifs dans les collectivités

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Enfin serais-je tenté de dire. Enfin la justice s’intéresse aux emplois fictifs dans nos différentes collectivités.

C’est le JIR de vendredi qui nous le révèle. Thierry Vaïtilingom, l'ancien président du centre de gestion de la fonction publique territoriale, et Sandra Sinimalé, son ex-directrice de cabinet vont bientôt comparaître devant le tribunal correctionnel pour répondre de détournements de fonds publics.

En clair, on reproche à Thierry Vaïtilingom d’avoir créé plusieurs emplois fictifs, dont celui de Sandra Sinimalé qui était payée, selon les gendarmes, 6.700€ par mois à ne rien faire. Alors qu’elle touchait pourtant déjà à côté des indemnités en tant qu’adjointe au maire de Saint-Paul et de conseillère générale.

Ils seront donc trois à se retrouver dans le box des accusés le 29 novembre prochain.

Mais il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg. Pour deux élus qui seront poursuivis, combien passent à côté?

Je pense en particulier à ces adjoints aux maires qui occupent des postes de PDG dans des SEM créées sur mesure. Un conseil municipal en a encore créé un il y a une semaine. Sa PDG, une adjointe au maire, va toucher 3.000€ par mois. C’était écrit dans le rapport que le conseil municipal a voté.

En fait ces SEM ont à leur tête une direction bicéphale: un directeur délégué qui effectue tout le travail et qui est rémunéré entre 6 et 12.000 € par mois, alors qu’on reproche à un député d’en toucher 6.000… Et un président-directeur général qui lui ne fait pratiquement rien mais bénéficie malgré tout d'une voiture de fonction, d'un GSM, d'un bureau climatisé qui est la plupart du temps vide, et surtout d’une rémunération au minimum de 3.000 € par mois. Parfois beaucoup plus, comme on l’a vu dans le cas de Sandra Sinimalé…

J’ai même connu un de ces soi-disant PDG qui n’avait même pas de téléphone dans son bureau. C’est vous dire à quel point il avait l’habitude de travailler!

De beaux emplois fictifs ou quasi-fictifs, faits au vu et au su de tout le monde, et qui en tous cas ne méritent pas de tels salaires!

Que fait le parquet? Une simple enquête de gendarmerie, dans le genre de celle qui a été effectuée pour le centre de gestion, permettrait facilement de prouver l’absence ou la quasi-absence de travail effectué.

Ces sommes sont d’autant plus scandaleuses que ces élus touchent déjà des indemnités conséquentes en tant qu’adjoints, parfois de conseillers communautaires, en plus des jetons de présence pour leur participation aux conseils d’administration d’autres SEM.

Et pendant ce temps-là, ces mêmes élus n’ont aucune gêne, aucune pudeur quand ils refusent des emplois au SMIC à des pères ou mères de familles qui en ont vraiment besoin, en leur expliquant que la commune n’a pas d’argent et que «tout ça, c’est de la faute à Macron»…

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