Pīna’ina’i : les mots vont danser sur le Paepae a Hiro

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Pīna'ina'i : les mots vont danser sur le Paepae a Hiro
PAPEETE, le 12 octobre 2017 - Écho de l’esprit et des corps, la septième édition de Pīna'ina'i aura lieu samedi 21 octobre, sur le Paepae a Hiro de la Maison de la culture. Initié par le chorégraphe indépendant Moana'ura Tehei'ura, le spectacle mettra en lumière une cinquantaine d'artistes qui porteront haut les valeurs des arts polynésiens : écriture, mise en scène, danses et musiques.


Proposé chaque année par Littéramā'ohi depuis 2011, Pīna'ina'i est un concept qui a pour objectif de promouvoir la littérature autochtone dans le cadre des lectures publiques proposées par l’association. Initiée par le chorégraphe et metteur en scène Moana'ura Tehei'ura, cette création inédite suscitera, pour sa septième édition, la rencontre entre 14 auteurs, 12 orateurs, 12 danseuses et 11 danseurs, qui évolueront sur le Paepae a Hiro au rythme de la musique donnée par Jeff Tanerii. Danse des mots et poésie du mouvement se mêleront alors sur le Paepae a Hiro et donneront vie à l’écho de la littérature mā'ohi.

Cette année, le spectacle s’articulera autour de la thématique de l’amour. Les 50 artistes présents dénonceront en effet l’amour à travers des tranches de vie dans lesquelles le spectateur se considèrera comme le témoin de son propre destin. Le public pourra apprécier également la participation exceptionnelle de la chanteuse Taloo et du musicien Fred Rossoni. Pour que tout le monde puisse avoir accès à cette création, l’association Littéramā'ohi met un point d’honneur à offrir gratuitement cette rencontre artistique singulière. "On n’en sort jamais indifférent", assure Moana'ura Tehei'ura.
Moana'ura Tehei'ura, chorégraphe : "Le verbe demeure cinglant et percutant" Interview

Depuis la première édition en 2011, comment le concept Pīna'ina'i a-t-il évolué ?
"Le concept Pīna'ina'i a beaucoup évolué depuis la première édition. Les lecteurs sont devenus de réels orateurs et comédiens, le nombre de danseurs a augmenté, la musique a trouvé son identité et le travail de lumières s'est affiné pour devenir un réel travail artistique. En revanche, Pīna'ina'i garde son essence. Le verbe demeure cinglant et percutant. Il se nourrit de notre terre grise ou verdoyante."

Quelles sont les particularités cette année ?
"Nous avons la participation exceptionnelle de Taloo (chanteuse) et Frédéric Rossoni (pianiste) pour l'interprétation en live d'une adaptation de "L'Aigle Noir" de Barbara en tahitien. Comme à chaque édition, les mots font naître de réelles surprises en termes de chorégraphie et de scénographie. Chaque Pīna'ina'i est particulier et interroge le spectateur. Cette édition 2017 n'est pas une exception car elle engage le spectateur dans la découverte de ses propres émotions."

Comment gérez-vous la difficulté de mettre en scène autant d'artistes ?
"J'ai la chance de travailler avec des artistes qui sont à l'écoute. La difficulté n'est pas de mettre en scène, mais de suivre le cheminement de la pensée du metteur en scène. Car, il m'arrive assez souvent de faire vibrer un mot, un geste de manière inattendue. Le Paepae a Hiro est très exigeant et demande une vérité de l'âme que chacun doit explorer pour atteindre une justesse d'exécution."

Pourquoi avoir retenu la thématique de l'amour ?
"Cette année, nous voulons traiter de l'amour non pas pour en faire un Pīna'ina'i rose ou bleu, mais pour rendre la parole aux personnages de la vie quotidienne et leur faire dire l’amour. Amour-patrie, amour-premier, amour-primitif, amour-passion, amour-corps, amour-tristesse, amour-douleur… Il est intéressant de constater comment un sentiment aussi universel peut être exprimé dans notre pays."

Un dernier mot pour inciter le public à découvrir cette 7e édition ?
" Pīna'ina'i 7.17 porte un message dans lequel tout le monde se reconnaîtra s'il se met à l'ombre d'une carte postale surexposée et saturée. Nous tenterons de redonner de l'humain au spectateur. Dans la légèreté parfois. Dans la tristesse et la douleur aussi."

Infos pratiques Samedi 21 octobre, à 19 heures
Paepae a Hiro de la Maison de la culture
Entrée libre

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