La solution du Pays contre le « désengagement » des médecins dans les îles

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Pour résoudre les problèmes de « désengagement progressif » des praticiens hospitaliers du CHPF de leurs missions dans les îles, le Pays va ouvrir la possibilité aux médecins libéraux et aux médecins de la direction de la santé de bénéficier des mêmes financements que leurs homologues de l’hôpital.

Il y a trois semaines, une douzaine de femmes enceintes avaient été évasanées des Marquises vers Tahiti pour de simples consultations chez un gynécologue ou une sage-femme. Une situation créée par la pénurie de praticiens dans les îles, pour une question d’indemnité de déplacements. A l’origine du problème, les praticiens en mission dans les îles faisaient auparavant prendre en charge par le centre hospitalier (CHPF) le dépassement de leurs frais d’hébergement et de repas au delà de leur indemnité quotidienne supplémentaire de 15 000 Fcfp. Une pratique qui n’était prévue par aucun texte et à laquelle les services financiers du Pays ont mis fin récemment. La décision n’a pas été du goût des praticiens qui ont déserté les îles.

Le Pays fait appel aux médecins libéraux et de santé publique

Le gouvernement a donc réagi mercredi en conseil des ministres constatant que « les praticiens hospitaliers du CHPF se désengagent progressivement » du dispositif finançant les missions dans les îles. Un projet de nouvelle « convention » a été approuvé par le gouvernement pour ouvrir aux médecins de santé publique et aux médecins libéraux le financement des missions dans les îles. Concrètement, les médecins de la direction de la santé et les médecins libéraux peuvent désormais eux-aussi bénéficier de l’indemnité quotidienne supplémentaire de 15 000 Fcfp. Coût estimé du dispositif : 14 millions de Fcfp pris en charge par les trois régimes de la CPS. « Cette convention cadre a vocation à s’éteindre au 1er janvier 2019, date à laquelle sera en place un nouveau cadre conventionnel et opérationnel, la cellule de coordination étant déportée du CHPF à la direction de la Santé », conclut le compte-rendu du conseil des ministres de mercredi.

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