Il la viole, les voilà heureux ensemble aujourd’hui

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Il la viole, les voilà heureux ensemble aujourd'hui
23 ans de relation, trois enfants, une vie conjugale on ne peut plus normale et un conjoint aimant. Mais un jour, il la viole. Le voilà ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Champ Fleuri pour agression sexuelle.

Cet homme de 52 ans est éperdument amoureux de sa femme. Il a aussi une fragilité narcissique et est dépendant, timide, introverti et immature. C’est ce que révèle l’expertise psychologique. Il n’a jamais connu d’autre femme qu’elle. Une première rupture en 2012, puis une autre en 2015, qu’il ne supportera pas.

Il l’attend donc dans sa voiture devant son domicile un matin en février 2015. Son ex-conjointe – une ex depuis quelques semaines seulement – doit prendre le bus pour se rendre au travail. Il lui demande de monter dans la voiture pour discuter. Elle préfère remettre la conversation au soir même. Il insiste, sort de la voiture, lui vole son téléphone et lui demande à nouveau de monter dans le véhicule si elle veut le récupérer. Elle s’exécute. Il roule vite; si vite qu’elle a "peur qu’il jette le véhicule dans le vide". Mais il se gare dans un chemin à l’écart de la route.

"J’ai lâché mon corps, fermé les yeux et pensé à mes enfants"

Et là il veut un rapport sexuel. Elle dit non, plusieurs fois, lui, appuie contre sa poitrine et enlève son pantalon. Il lui aurait dit: "Tu lui donnes, alors tu dois me donner aussi". Après l’avoir supplié d’arrêter, elle se résigne et se laisse faire, "pour moins souffrir". "J’ai lâché mon corps, fermé les yeux et pensé à mes enfants", racontait-elle en garde à vue.

Mais la voilà dans la salle d’audience, refusant de se porter partie civile car elle ne veut pas qu’il aille en prison. Depuis les faits, ils se sont remis ensemble et ont même eu un quatrième enfant. Elle a pourtant déposé plainte, en larmes, au commissariat juste après les faits.

Mais aujourd’hui, "elle comprend son geste", assure l’avocat du prévenu, Me Julien Barraco. "Vous devez le prendre en considération, affirme-t-il en s’adressant au tribunal, il faut replacer les choses dans son contexte. Ils vont repartir ensemble avec leurs enfants, mais monsieur sera en prison. (...) Il reconnaît les faits a minima à auteur de ses capacités, car il a été prouvé qu'il est immature. Est-ce que la justice peut le pousser à faire mieux?".

Car la procureure a demandé quatre ans de prison dont deux avec sursis assortis de soins psychologiques.

Pour lui, "un viol c’est pas ça". C’est plutôt de la violence, des habits déchirés. La procureure lui demande donc: "Vous qualifiez ça de quoi? De beau, de nul?"
"De nul, répond-il.
- Et c’est interdit?
- Oui
- Et ça s’appelle comment?"

Après un long silence il répond: "Un peu forcé". Il est évident qu'il ne s'agit n’est pas un pervers ni un déviant sexuel. Lorsque le président du tribunal évoque la considération de sa femme comme un "objet". Le prévenu tient à préciser: "Elle n’a jamais été un objet pour moi".

Le prévenu, au casier judiciaire vierge et qui "ne présente aucun risque de récidive ni dangerosité", rappelle son avocat, a donc été condamné à suivre quatre ans de soins psychologiques.
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