Education : une journée pour dire stop à la suppression des postes

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Education : une journée pour dire stop à la suppression des postes
PAPEETE, le 8 novembre 2018 - La Fédération Unsa Éducation appelle à la cessation d'activité, lundi prochain. Un mouvement qui se fera à travers un seeting devant les locaux du vice-rectorat à Titioro. L'appel est donc lancé à tous les enseignants et non-enseignants de Polynésie. Les représentants syndicaux craignent la suppression d'une centaine de postes à la prochaine rentrée scolaire.

Cette fédération réunit en son sein plusieurs organisations syndicales de l'Éducation, que ce soit du premier degré, du second degré ou de l'administration.

Tous appellent à une cessation d'activité lundi prochain. "Je demande à tous les enseignants et les non-enseignants des écoles et collèges de Tahiti et Moorea, de nous rejoindre lundi matin, au siège du vice-rectorat à Titioro, derrière le magasin Juliette", explique Diana Yieng Kow, secrétaire générale de Unsa Éducation.

Un seeting y sera donc organisé de 8 heures à 11 heures. "Ce sera le jour de la rentrée et on a déjà anticipé. Avant les vacances, nous avons prévenu les écoles, les établissements scolaires que nous allons faire grève le 12. Charge à l'administration de s'organiser lundi", précise Diana Yieng Kow.

Un appel qui a été lancé en Métropole et dans les Outre-mer pour "contrer le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire", indique le dossier de presse. Selon les représentants syndicaux, ce budget prévoit la diminution de 4 500 emplois chez les fonctionnaires d'État, dont 40 % qui sera supporté par l'Éducation nationale.

En Polynésie, des postes administratifs ont été supprimés cette année. "À la rentrée, on a supprimé quelques dizaines de postes, en plus de ceux qui étaient déjà annoncés", assure Diana Yieng Kow. La secrétaire générale de Unsa Éducation craint le pire pour la rentrée 2019-2020 : "Je crains que ça puisse toucher une centaine de postes tous confondus."

"Depuis mai 2017, les fonctionnaires d'État sont malmenés, avec les jours de carence, le gel du point indiciaire, le report du PPCR… pleins de mauvaises nouvelles pour nous. Avec la suppression des postes, ça a été la cerise sur le gâteau. Depuis plusieurs années et particulièrement cette année, les congés maternité et les congés maladie ne sont pas remplacés. On ne peut plus continuer comme ça. On demande au personnel en bonne santé de faire des efforts, mais je pense que si on tire un peu trop sur la corde, elle va casser et on n'est pas du tout gagnant dans cette histoire."

Les représentants syndicaux locaux rencontreront lundi prochain le vice-recteur et la ministre de l'Éducation, Christelle Lehartel. "J'espère qu'on va être entendu. En tous les cas, à 20 000 kilomètres, il faut que l'on se fasse voir et qu'on se montre pour dire qu'on n'est pas d'accord avec les coupes budgétaires."

Un appel est aussi lancé à tous les parents afin qu'ils prennent leurs dispositions, lundi. "Je sais qu'ils ne vont pas être très contents. Mais on n'a pas d'autres moyens pour se faire entendre. Ce n'est qu'une journée. Excusez-nous, mais il faut qu'on défende nos droits", termine Diana Yieng Kow.


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