De la Nouvelle-Zélande à Tahiti, itinéraire d’un mécanicien du coeur

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©Pascal Bastianaggi

Comme chaque année depuis seize ans, le professeur Jon Skinner, cardiopédiatre néo-zélandais, s’est rendu cette semaine à Tahiti pour visiter les enfants atteints de cardiopathies. Entouré de l’équipe de cardiopédiatrie du CHPF, il étudie une quarantaine de cas durant une semaine. Suite à ces consultations, la décision d’intervenir chirurgicalement ou non sera prise. Et si opération il y a, celle-ci se fera en Nouvelle-Zélande.

Une fois l’an, depuis 16 ans, le professeur Jon Skinner, cardiopédiatre à l’hôpital d’Auckland, fait ses valises et quitte la Nouvelle-Zélande pour Tahiti pour se rendre au Centre hospitalier de Taaone. Avec l’équipe de cardiopédiatrie de l’hôpital, composée des docteurs Bruno Ulmer, Bruno Pagis, Hélène Gatti et Katill Gallais, le professeur Skinner reçoit en consultation, durant une semaine, des enfants atteints de malformation ou d’anomalie cardiaque. Une spécialisation qu’il a embrassée très tôt, quand il était encore à étudiant en médecine.

La pathologie cardiaque de l’enfant se déclare au stade du fœtus ou à sa naissance. Certains enfants, qui ont des malformations graves, seront suivis toute leur vie. D’où la relation particulière qui s’installe entre l’enfant et le médecin. Des liens affectifs se formant avec le temps.

A partir de la quarantaine de consultations chaque année, la décision sera prise ou non d’intervenir chirurgicalement. Si l’on en arrive à cette décision, l’opération se fera en Nouvelle-Zélande. D’une part, parce qu’ils ont d’excellents chirurgiens qui ont l’habitude de telles interventions sur l’enfant. D’autre part, parce que la destination est à cinq heures de vol de Tahiti.

« Je connais la Nouvelle-Zélande, ça nous fait moins peur »

©Pascal Bastianaggi

Dans les couloirs du service de cardiopédiatrie, décorés de ballons et de dessins, les enfants patientent en se faisant maquiller ou regardent des dessins animés. Teare et son compagnon rongent leur frein, en attendant que leur fils de sept ans, Vaianui, atteint d’une malformation du coeur, passe sous les regards experts du professeur Skinner et de l’équipe de cardiopédiatrie de Taaone.

A la fin de la consultation ils sauront si Vaianui doit de  nouveau être opéré et partir en Nouvelle-Zélande. Une proximité qui est un avantage pour la maman. Le petit garçon a été opéré trois fois en Nouvelle-Zélande. La première quand il avait six jours.

Bien que Vaianui souffre d’une pathologie que la médecine ne peut guérir définitivement pour l’heure, sa mère se refuse à trop le materner. Ceci malgré ses évidentes inquiétudes.

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